vendredi, décembre 26, 2008

Les voies abruptes de Danielle et Jean Bourgeois





FICHE
Titre: Les voies abruptes
Auteurs: Danielle et Jean Bourgeois
Catégorie: Autobiographie
Editeur: Glénat
Nombre de pages: 473 (format de poche)
ISBN: 978-2-723-439244



Comment pourrais-je classifier cet ouvrage qui est en même temps une histoire vécue, un récit d'aventures avec en même temps une pointe de spiritualité ?

Une histoire vécue: celle d'un couple pas ordinaire car Myriam, la femme, vit avec angoisse les absences de Johan, son compagnon aventurier de l'extrême. Pour surmonter ses peurs Myriam se plonge dans une quête intérieure.

Une aventure: celle de l'escalade de l'Everest avec ses dangers et ses défis auxquels les alpinistes doivent s'y confronter. L'auteur d'ailleurs a failli y perdre sa vie.

Quant à la spiritualité elle se tourne vers un moine tibétain qui se fait cloîtrer dans une grotte, pendant 3 ans 3 mois 3 semaines et 3 jours, dans le but de se consacrer à la méditation et accéder à la connaissance de la véritable nature de l'existence.

Trois récits qui se profilent en parallèle. Trois voies toutes aussi abruptes les unes que les autres, et qui révèle un chemin différent vers des états de conscience élevés.

Un moment de lecture magnifique.

PS:
Je profite pour souhaiter aux passant(e)s comme à mes ami(e)s bloggeurs(ses) une bonne et heureuse année 2009 remplie de joie et de bonheur.

Il est vrai que mon bilan blogosphérique 2008 n'est pas glorieux, vu mon peu d'activités. Car ce fût une année remplie de défis professionnels et personnels auxquels j'ai pu m'en sortir grâce à la solidarité de mes divers réseaux. Donc pas de quoi se réjouir personnellement sauf que l'amitié porte ses fruits, qu'elle soit corporative, personnelle et encore virtuelle. Vous étiez nombreux (surtout nombreuses) à venir m'apporter votre soutien même si, pour beaucoup d'entre vous, nos relations sont restées au stade virtuel.

Merci, sincèrement merci et de tout mon coeur encore merci pour tout.

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samedi, septembre 06, 2008

Mediter au quotidien du Venerable Henepola Gunaratana



FICHE
Titre: Méditer au quotidien
Auteur: Vénérable Hénépola Gunaratana
Catégorie: Religion
Editeur: Marabout
Nombre de pages: 262 (format de poche)
ISBN: 978-2-501-028974



Pour les personnes qui souhaitent comprendre ce qu'est la méditation (et en particulier Vipassana) et ensuite la pratiquer de façon correcte, ce livre serait susceptible de vous apporter un éclairage théorique et pratique.

En effet, la première partie est consacrée à des notions générales telles que:
- la méditation: quel intérêt peut-elle avoir pour vous ?
- ce que la méditation n'est pas
- ce qu'est la méditation

Puis la suite est réservée à la pratique:
- que faire de votre corps ?
- que faire de votre mental ?
- structurer votre méditation
- pratiques d'accompagnement

Quoi dire de plus sinon qu'il est pratique, simple, et facile à comprendre. A vos zafous !


PS1: Vous pouvez venir ici me poser des questions. Je ne publie pas souvent des articles pour pouvoir consacrer mon temps à la pratique, mais je répondrai volontiers à vos questions.

PS2: Comme je l'avais écris dans une réponse à un commentaire d'une bloggeuse, je suis un peu surchargé ces derniers temps. D'où peu de temps pour surfer, passer chez vous dire un ti coucou, voire publier un article. Rassurez-vous que tout va bien et j'espère d'ici fin octobre avoir fini une grande partie d'un projet professionnel. L'autre partie, moins conséquente devrait être réalisée d'ici le 31 décembre 2008 (exigences de la nouvelle circulaire 06/6 sur le contrôle interne, pour les initiés).
A tout bientôt et merci à celles et ceux qui viennent de temps à autre demander de mes nouvelles ou me lancer un ti coup de lance-à-l'eau. N'est ce pas H-il ? :-)

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mercredi, avril 18, 2007

D.T. Suzuki et les divers Sutras bouddhiques


Tous les Sutras bouddhiques ne pouvaient être d'un bien grand secours au véritable chercheur ardent de la vérité, aussi longtemps que son idée est de saisir les faits dans leur nudité, avec ses mains dégantées.

Cela n'était possible que quand sa propre conscience intérieure s'ouvrait d'elle-même, du dedans, par les efforts de son âme tout entière.

La littérature ne sert qu'à indiquer la voie, elle ne contient pas l'essentiel.


Cf. D.T. Suzuki, "Essais sur le Bouddhisme Zen", 1ère série, page 223 (Edition Albin Michel, Spiritualités vivantes).

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vendredi, avril 06, 2007

L'union de l'Illumination et de l'Amour

A propos de l'union de l'Illumination et de l'Amour je vous présente le chant du Bodhisattva Mahamati:

Lorsque tu examines le monde avec ta sagesse et ta compassion, il est pour toi comme la fleur de l'éther, dont nous ne pouvons dire si elle est créée ou évanescente, car les catégories de l'être et du non-être lui sont inapplicables.

Lorsque tu examines toutes les choses avec ta sagesse et ta compassion, elles sont comme les visions, elles sont au-delà de la portée du mental et de la conscience, car les catégories de l'être et du non-être leur sont inapplicables.

Lorsque tu examines le monde avec ta sagesse et ta compassion, il est éternellement comme un rêve, dont nous ne pouvons dire s'il est permanent ou sujet à la destruction, car les catégories de l'être et du non-être lui sont inapplicables.


Cf. D.T. Suzuki, "Essais sur le Bouddhisme Zen", 1ère série, page 104 (Edition Albin Michel, Spiritualités vivantes).

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samedi, février 17, 2007

Compréhension et pratique selon D. T. Suzuki

Un appel à la compréhension analytique n'est jamais suffisant pour faire saisir à fond l'essence intérieure d'une vérité, en particulier lorsqu'il s'agit d'une vérité religieuse, pas plus que la simple compulsion d'une force extérieure ne peut suffire à déterminer en nous une transformation spirituelle.

Nous devons vivre au plus profond de notre conscience tout ce qui est contenu dans une doctrine, dès que nous sommes capable non seulement de la comprendre, mais de la mettre en pratique.


Cf. D.T. Suzuki, "Essais sur le Bouddhisme Zen", 1ère série, page 97 (Edition Albin Michel, Spiritualités vivantes).

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dimanche, février 04, 2007

L'Amour de soi selon Thich-Nhât-Hanh


Le roi Pasenadi et le Bouddha devinrent des amis proches. Un jour, alors qu'ils étaient assis dans le monastère de Jeta, le roi dit au Bouddha: "Maître, il y a des gens qui croient s'aimer, mais ne cessent de se faire du tort par leurs pensées, leurs paroles et leurs actes. Ces gens sont leurs pires ennemis."

Le Bouddha marqua son assentiment: "Ceux qui se font du tort par leurs pensées, leurs paroles et leurs actes sont en effet leurs pires ennemis. Ils se font souffrir eux-mêmes."

Nous avons tendance à penser que ce sont les autres qui causent notre souffrance - nos parents, notre partenaire, nos ennemis. Mais à cause de notre négligence, de notre colère ou de notre jalousie, nous disons ou faisons des choses qui créent de la souffrance en nous et en eux.

Une autre fois, le Bouddha dit au roi Pasenadi: "Les gens croient généralement s'aimer. Mais en raison de leur manque de vigilance, ils disent et font des choses qui créent leur propre souffrance."

Lorsque nous en prenons conscience, nous cessons de rendre les autres responsables de notre souffrance. Au lieu de cela, nous essayons de nous aimer, de prendre soin de nous et de chérir notre corps et notre esprit.


Cf. Enseignements sur l'amour de Thich-Nhât-Hanh, pages 30-31, édition Albin Michel

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samedi, janvier 20, 2007

La conscience selon Thich-Nhât-Hanh


La conscience est comme un champ contenant toutes sortes de graines - des graines d'amour, de compassion, de joie et d'équanimité; des graines de colère, de peur et d'anxiété et des graines de pleine conscience.

La conscience est le dépôt qui contient toutes les graines, toutes les possibilités qui peuvent surgir dans notre esprit. Quand notre esprit n'est pas en paix, ce peut être à cause de désirs et de sentiments enfouis dans notre conscience du tréfonds.

Pour vivre en paix, nous avons besoin d'être conscients de nos tendances - nos énergies d'habitude, de façon à pouvoir mieux nous contrôler. C'est la pratique du soin préventif. Nous regardons profondément la nature de nos sensations afin d'en trouver les racines et de voir quelles sensations ont besoin d'être transformées, puis nous nourrissons celles qui apportent paix, joie et bien-être.

Cf. Enseignements sur l'amour de Thich-Nhât-Hanh, page 30, édition Albin Michel

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samedi, janvier 13, 2007

Le bouddhisme: philosophie ou religion ?


En réponse aux remarques de certains bloggeurs que le bouddhisme est une philosophie, j'expose ci-après mon point de vue.

Comment définit-on la religion ?
Selon le Wikipedia, la religion est l'ensemble des familles de croyances et de dogmes définissant le rapport de l'humain avec le sacré. Encore que toutes les religions n'aient pas de dogme.

Comment définit-on la philosophie ?
Selon Wikipedia, la philosophie est une réflexion visant une interprétation globale du monde et de l'existence humaine aussi bien que comme un questionnement sur la recherche de la Vérité, du sens de la Vie, du Bien, de l'Egalité, du Bonheur, ou du Beau (qui implique parfois un engagement pour concrétiser ces idéaux) ou simplement des réflexions sur ces concepts. La logique, l'éthique, la métaphysique, la philosophie politique et la théorie de la connaissance peuvent être considérées comme les domaines fondamentaux de la philosophie.

D'un point de vue fond, le bouddhisme n'est donc pas un concept, mais une religion, car c'est la voie qui mène à la Libération finale. Même si dans le bouddhisme il n'y a pas de place pour Dieu, et Bouddha lui-même est un être humain comme vous et moi.

Son message est condensé dans les "Quatre Nobles Vérités"
1. la vérité de la souffrance: l'existence en ce monde est marquée par une profonde insatisfaction, par la souffrance physique et morale, par la peur des circonstances indésirables, par l'incapacité à obtenir le bonheur durable auquel on aspire. C'est le constat de la condition qui touche, peu ou prou, chaque être humain.
2. la vérité de l'origine de la souffrance: cette insatisfaction fondamentale est nourrie par une vision tronquée que l'on a de soi-même et du monde; les attachements que l'on crée pour ce qui est changeant par nature; la lutte agressive que l'on mène contre ce qui nous dérange; l'importance démesurée que l'on accorde à soi-même; la jalousie, l'envie. Toutes ces attitudes nous retiennent dans une situation douloureuse, apparemment sans issue.
3. la vérité de la cessation de la souffrance: il existe une possibilité de dissiper ces souffrances, d'en détruire les causes et de s'en libérer. Surgit alors un état de lucidité, de paix et de plénitude parfaites - et non pas le néant comme on le croit parfois en Occident. Cette nature libre de toute souffrance est présente en chacun, homme ou femme. Il est dit qu'ils possèdent, à l'égal de tous les êtres, la "nature de Bouddha".
4. la vérité du chemin de la cessation de la souffrance: c'est la voie du milieu, à l'écart de tous les comportements extrêmes qui permet de trouver la liberté intérieure. Elle comporte un très large éventail de conseils et de pratiques qui s'inscrivent tous dans la triade fondamentale de l'éthique, de la méditation et de la sagesse.

Dans cette voie, l'individu est constamment renvoyé à sa propre responsabilité, à partir de la connaissance des principes enseignés par le Bouddha. L'éthique est étrangère à des notions d'interdits ou de commandements et elle doit être considérée à la lumière de la sagesse qui accompagne le développement spirituel.

A cette conduite éthique s'ajoutent les pratiques de méditation, le coeur de la tradition bouddhique. Celles-ci visent à transformer l'homme en éclairant et pacifiant son esprit, en éliminant peu à peu ses tendances négatives. Ceci amène un équilibre et un bonheur subtil, qui atténuent tout naturellement la convoitise, la haine et l'égoïsme et développent la sagesse lucide et la compassion.

Les pratiques méditatives - c'est à dire l'entraînement systématique physique, mental et spirituel - constituent certainement un apport précieux et original à l'Occident, même non-bouddhique.

Ce système de pensée est libre de dogmatisme, les enseignements étant comparés, selon une métaphore bien connue, à une barque permettant de passer d'une rive à l'autre, de la confusion à la lucidité transcendante. Ceci donne au bouddhisme une dimension d'ouverture et de tolérance, et contribue à développer une attitude respectueuse à l'égard des autres traditions religieuses.

D'un point de vue pratique, le bouddhisme peut être considéré soit comme une philosophie ou soit comme une religion selon les objectifs personnels de chacun.

Par exemple une personne est attirée par le bouddhisme à cause de la méditation. A travers cette pratique elle recherche et elle trouve un état de calme intérieur. Elle s'en satisfait. Dans ce cas, cette personne considère le bouddhisme comme une philosophie de vie.

Au village des Pruniers (lieu où le Vénérable Thich-Nhât-Hanh (TNH) enseigne la méditation), on peut être méditant sans être bouddhiste, c'est-à-dire on peut être méditant tout en croyant au Christ, à Dieu et au Saint Esprit, ou, au contraire, être athé. Maître TNH n'a jamais, dans son enseignement trouvé d'incompatibilité entre la pratique de la méditation avec la foi personnelle de chaque participant. Il en est de même pour les retraites Vipassana. Pourquoi ?

Les moines considèrent que leur objectif principal, comme celui du Bouddha, c'est d'aider tous les êtres à se libérer du cycle infernal de la vie de la mort et de la souffrance. Il n'est pas nécessaire de convertir quelqu'un au bouddhisme, pourvu que cette personne pratique les 5 préceptes (1*) éthiques fondamentaux et la méditation pour obtenir une sérénité de l'esprit et parvenir ainsi au Nibbana.

Par contre pour un yogi qui pratique à fond la vision pénétrante (Vipassana) (pour ne prendre qu'un exemple parmi tant d'autres) celui ci ne recherche pas un état de calme mais la libération finale. Le bouddhisme est pour lui une religion.

Selon Wikipedia, Vipassana c'est regarder les choses telles qu'elles sont, ce qui implique de découvrir ses pensées, sensations, émotions, réactions, d'explorer sa conscience en développant l'équanimité. Peu à peu, avec la pratique, le regard se fait plus sincère et précis et permet de démasquer l'illusion que la vie est permanente, agréable et contrôlable. La prise de conscience que notre vécu est en changement perpétuel, a un caractère pénible et n'est pas soumis à notre volonté conduit à un détachement de ce monde et à la réalisation du Nibbana (2*).


(1*): Les 5 préceptes bouddhistes pour les laïques sont: s’abstenir de tuer et de nuire à toute créature, y compris les animaux, insectes, ne pas s'approprier de ce qui n'est pas donné, s’abstenir de comportements sexuels nuisibles et de tromperie, s'abstenir des paroles fausses et inconsidérées, éviter de consommer des substances troublant la vigilance et la claire conscience.

(2*)Selon Michel-Henri Dufour (pratiquant bouddhiste de longue date, élève du Vénérable Ajahn Chah célèbre maître de méditation de la tradition des moines de la forêt) dans son dictionnaire Pali-français, Nibbana représente la Paix ultime dont la saveur est expérimentable dans cette vie même et la libération de tous les états conditionnés, de tous les attachements.

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samedi, janvier 06, 2007

MARCHER EST ZEN. S'ASSEOIR EST AUSSI ZEN


Que l'on parle ou que l'on soit silencieux,
Que l'on bouge ou que l'on soit immobile,
le corps demeure toujours en paix.
Même si on se trouve face à une épée,
l'esprit demeure tranquille.
Même si on se trouve face au poison,
l'esprit demeure imperturbable.

Cf. Shodoka, "le chant de l'immédiat satori".

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mercredi, novembre 29, 2006

Souffrance, tristesse et désolation

En allant surfer sur le Net ces derniers temps, j'ai lu pas mal de billets ayant trait à la colère et à la souffrance.

Et comme durant ces dernières semaines, je suis entrain de parcourir un livre de Thich Nhât Hanh sur le sujet, je vais vous en glisser une petite réflexion.


Pour Thich Nhât Hanh, je cite, "le bonheur n'est possible que si l'amour est authentique. Le véritable amour a le pouvoir de guérir et de transformer la situation et de donner un sens profond à notre vie."

"Pratiquer l'Esprit de Compassion incommensurable met fin aux chagrins et aux tourments dans le coeur des êtres vivants".

Thây (*1), prends l'amour comme remède contre la colère, la haine, et la souffrance, tous ces sentiments enfouis ou refoulés en nous même depuis que nous les avions subi, dans notre tendre enfance, durant notre adolescence ou bien plus tard.

La colère est une émotion qui nous prend le dessus de temps à autre, pour multiples raisons: une contrariété, une mésaventure, un mauvais événement, une déception, la liste est longue.

Il y a la cause immédiate provocatrice de cette réaction. Mais il y a aussi une cause profonde qui fait que cette émotion déborde.

Quelque soient les raisons, certains psychologues font ressortir les colères de leurs patients en les faisant remonter dans l'enfance ou le moment le plus proche du premier événement déclencheur de ce processus-provocateur-de-la-séquelle-mentale-dans-le-présent.

Ayant passé par ces thérapies, je peux vous dire en connaissance de cause que ces méthodes recourent le plus souvent à la violence et, si elles apaisent temporairement la douleur du passé ressentie dans le moment présent, à long terme ne font que ressuciter davantage ces peines, comme le dit l'adage "chassez le naturel, il revient au galop".

Rien de tel que l'Amour et la Compassion pour remplir ce vide d'Amour occasionné par la colère et la souffrance.

Vous trouverez des techniques de pratique facilement réalisable dans les bouquins de Thich Nhât Hanh. Celui dont je vous parle s'intitule "Enseignements sur l'amour".

J'y reviendrai avec une synthèse de lecture lorsque j'aurai fini de lire cet ouvrage.

(*1): Thây = terme vietnamien que les adeptes de Thich Nhât Hanh utilisent pour le désigner, et qui signifie: professeur.

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lundi, octobre 23, 2006

Cérémonie du Kathina à Genève le dimanche 22 octobre 2006


Fête du Kathina, cérémonie annuelle d’offrande des robes aux moines.

Une seule fois par an, pour marquer la fin de la retraite monacale, qui correspond généralement à la fin de la saison des pluies (c'est-à-dire entre la pleine lune d'octobre et celle de novembre), les moines furent autorisés à recevoir des laïcs des robes neuves toutes faites. Ce qui donne lieu à une cérémonie du don de la robe, appelée Kathina, qui signifie “cadeau fait au bon moment” (kaladana) -quand les moines en ont le plus besoin-, et qui confère les plus grands mérites au donateur.

Selon la coutume bouddhiste, c'est aussi l'occasion pour que les gens apportent de la nourriture et d'autres offrandes et les partager avec les moines et les autres bouddhistes.

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jeudi, juillet 20, 2006

Le retour ...

Me voila parmi nous, dans la vie civile, professionnelle et la blogosphère.

De retour de ce joli endroit où j'avais passé mes deux semaines, très calme et discret, dans la région de Namur, en Belgique et dont je vous offre à droite un petit aperçu.

Je vis au ralenti ces dernières semaines. Chaque fois que je marche, que je fais le moindre geste, je le fais lentement tout en étant conscient de cette action. Chaque fois que je m'énerve ou que je suis sur le point de l'être, je perçois le processus entrain de se mettre en marche ou, si c'est trop tard, j'en suis au moins conscient. Ce qui me permet ou de l'arrêter ou de l'apaiser et de me conduire plus cool. Combien de temps ça va encore durer ? Je n'en sais rien.

Par contre, ce qui m'attend à mon retour, c'est une pile de courrier de la poste, la plupart des factures, de courriels privés (idem au boulot), sans compter quelques livres du Bookcrossing reçus par la poste et surtout surtout les herbes sauvages qui poussent de partout. A part le rosier qui a ses feuilles fanées (hélas !) les autres plantes se sont bien bien portées durant mon absence, à ma grande satisfaction.

Le traitement administratif de mes affaires courantes ainsi que la remise à niveau des jardins m'ont occupé pendant toute la dernière semaine. Sans compter que je me suis laissé aller, le week end du retour à mijoter des nouveaux plats pour mes invitées à l'occasion de mon anniversaire samedi il y a deux semaines. Pas de festivités grandioses, juste des tête-à-tête amicaux, une personne à la fois. Je me suis même payé le luxe de faire une invitation à déjeuner chez moi en pleine semaine. Oui ! J'adore cuisiner quand j'ai des invités.

Au menu, entre autres: vermicelles de riz à la mode de Singapoure, dont vous aurez surement la recette à la prochaine occase, des brioches au porc à la vapeur (achetées celles là). Arrosé d'un bon coup de bordeau ou de champagne rosé.

Ca fait du bien de se laisser aller et de retrouver les plaisirs sensoriels délaissés durant cette retraite.

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dimanche, juillet 16, 2006

La retraite de meditation 2006



La retraite de méditation Vipassana de cette année ne dure que deux semaines, du 25 juin au 4 juillet. Une semaine pour récupérer ma dette de sommeil et la dernière pour faire du travail sérieux.

Il a fait mauvais temps la première semaine, ce qui n'est pas totalement incompatible pour mon processus de remise à niveau.

Les participants de cette année sont tous très sympas et même des méditants de qualité, ce qui est très important étant donné que les mauvais éléments peuvent gâcher une bonne ambiance, surtout que personne ne communique avec personne.

Quant à la nourriture, elle est de bonne qualité et d'une variété remarquable. Cette année nous avons la collaboration d'un beau mec à la cuisine parmi les chefs cuisiniers bénévoles qui se succèdent les uns après les autres, chacun effectuant un service de deux à quatre jours. Particularité de cette année: ces chefs ont presque tous acheté "Dans cette vie même", le fameux bouquin de référence. Je les ai vu se balader avec cet ouvrage sous les bras, et le lisent à l'ombre ou en bronzant au soleil.

Du point de vue personnel, j'ai pu apprendre de nouvelles choses cette année. Non parce qu'il y a du neuf dans l'enseignement (c'est toujours le même baratin) mais parce que cette session m'a rapporté en richesses d'expériences.

Contrairement aux années antérieures, ce n'est pas qu'un voyage à l'intérieur. Il représente pour moi tout un parcours initiatique, ce parcours que chacun entreprend à sa façon.

En effet, après avoir dégagé mon esprit des "impuretés" selon la définition bouddhique, j'ai pu, grâce à la concentration développée par la pratique de la pleine conscience, voir les choses telles qu'elles sont. Ainsi, des solutions à mes problèmes quotidiens surgissent comme par hasard sans que je les provoque.

Cette "clairvoyance" ne peut ressurgir qu'à travers une retraite intensive et non pas d'une simple méditation dans notre vie courante. Le moine nous a expliqué, et je le confirme, que sans attention (sati en pali, c'est à dire la pleine conscience) il ne peut y avoir de concentration. Sans concentration pas de sagesse (en pali panna).

C'est incroyable le nombre de problèmes que j'ai pu voir clair.

La clé de l'histoire consiste bien à développer cette attention par l'intermédiaire de la pleine conscience. Ce n'est pas une chose facilement réalisable, contrairement à ce que beaucoup de méditants pensent.

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lundi, juin 19, 2006

A bientôt ...


Comme l'année passée durant la même période, à partir de mardi prochain je vais vous quitter pendant deux semaines pour faire une retraite de méditation dans les environs de Namur, en Belgique, sous la directoin d'un moine theravadin qui vient de Myanmar (nouveau nom de la Birmanie).


Je vous avais déjà rédigé un billet sur le thème de la méditation et un autre pour vous expliquer en quoi consiste cette retraite.

Ces retraites m'apportent beaucoup de bienfaits dans ma vie courante. Mais au fur et à mesure que le temps passe, les effets positifs s'estompent et il me faut refaire chaque année une "cure de rappel". Qu'est ce que ça m'a rapporté dans ma vie courante ?

Tout d'abord, quand il m'arrive d'avoir une pensée négative, je suis tout de suite conscient du processus de formation de cette pensée et j'arrête à temps l'action avant qu'elle ne se réalise.

Il m'arrive aussi que, poussé par le courant de la vie, le stress, les émotions je perds un peu de cette pleine conscience. La pratique de la méditation me refait prendre conscience de ces moments. Et la prochaine fois que je me suis laissé emporté par le stress, par exemple, j'en suis plus conscient et je prends le temps de m'arrêter pour respirer à fond et me détendre ... Des petits riens qui nous aident à affronter les aléas de la vie de façon plus positive.

Pendant ces moments de méditation assise mon état mental se trouve dans un état de sérénité, loin des problèmes de tout genre. Ce recul me permet par la suite de voir les choses avec un oeil neuf. Mais les professeurs nous déconseillent de pratiquer la méditation assise uniquement dans le but de plonger dans ces états de plénitude.

Pratiquer la méditation c'est être conscient de chaque moment qu'on vit, de chacun de nos faits et gestes. En nous concentrant sur ce que nous faisons ici et maintenant, nous vivons le moment présent, nous nous délectons de ce bonheur immédiat.

Le paradis n'est rien d'autre qu'un collier de perles que représentent ces moments de bonheurs. Nous voyageons de monde en monde, pour ceux qui croient à un monde de l'au-delà ou à la réincarnation, mais le vrai paradis commence déjà ici, à ce moment même.

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