mardi, juillet 08, 2008

Le dernier match de John Grisham



FICHE
Titre: Le dernier match
Auteur: John Grisham
Catégorie: Roman
Editeur: Pocket
Nombre de pages: 203
ISBN: 978-2-266-17277-6



Neely Crenshaw, est revenu à Messina dès qu'il a su que son entraîneur Eddie Rake va mourir, tout comme les anciens joueurs de l'équipe de foot du lycée de Messina. Neely, le numéro 19, a été l'un des meilleurs. Une blessure au genou l'empêchait de devenir un grand joueur professionnel.

Le compte à rebours mortuaire commence et c'est l'occasion à cette communauté de Spartiates de se retrouver, de revivre les glorieux comme les sombres moments de l'histoire de leur équipe.

Au fur et à mesure que les personnages apparaissent, les scènes du passé surgissent les unes après les autres, avec les émotions. Des scènes vécues, revécues et re-revécues par ceux qui l'ont connues. Les langues se délient, chacun cherche à se réconcilier avec son passé.

Les conversations tournent surtout autour d'Eddie, cet entraineur au fort charisme qui voue sa vie entièrement au foot. A travers ses méthodes contestables certains l'adorent et d'autres le détestent. Qui est-il donc vraiment Eddie Rake pour susciter tant de débats ?

Un court roman rempli d'humanité, pour changer des thrillers habituels de John Grisham, surtout la cérémonie de célébration à la mémoire du défunt, narrée de façon sublime.

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mardi, mars 18, 2008

L'or d'Alexandre d'Oliver Delorme

Après une longue absence me revoici avec un petit coucou pour vous offrir une chronique que j'écris pour le compte de Murmures.

Sinon je rentre dans une période intense de travail, ayant mes rapports à rendre pour la semaine prochaine, sans compter la fameuse déclaration d'impôts à remettre pour la fin de ce mois.

Mon nouveau régime me va à merveille, et avec mon nouveau four à vapeur Miele je fais des miracles culinaires, dans le sens que je n'ai cuisiné autant de ma vie. Si vous voulez je pourrais publier ici mes recettes-végétaliennes-sans-gluten-sans-produits-laitiers pour le plaisir de votre palais.

A la prochaine pour un autre article " S U R P R I S E". Je viendrai vous dire bonjour à vos blogs respectifs, c'est promis, dès que j'aurai un petit moment de répit. A tout bientôt.




FICHE
Titre: L'Or d'Alexandre
Auteur: Olivier Delorme
Catégorie: Thriller
Editeur: H&O
Nombre de pages: 441
ISBN: 978-2-84547-163-4


Après la parution de la "Quatrième révélation", le petit nouveau tant attendu est enfin sorti. Il s'intitule "L'or d'Alexandre", un roman dont le thème est basé sur un fait divers avec pour arrière plan la Grèce antique. Rien de surprenant vu que l'auteur lui-même est hédoniste et historien de surcroît.

Dans cet ouvrage OD cherche à captiver l'attention du lecteur à travers un dédale de manigances et de mystères tout en donnant à son récit une authenticité aussi proche que possible de la réalité. Mission réussie ? A vous de juger.

Je vous propose ci-après une interview de l'auteur au sujet de la genèse de cet ouvrage qui est fort intéressante.


1. Dans quelles circonstances avez vous écrit l'Or d'Alexandre ? Pourquoi ce sujet ? Qu'est ce qui vous l'a inspiré ?

OD:

Ce livre a une triple origine: une rencontre, un fait divers et une vieille histoire.

La rencontre s'est déroulée à la FNAC de Reims où j'étais invité par l'association Ex Aequo, pour la présentation de mon deuxième roman Le Plongeon (qui vient de ressortir en poche H&O) publié en 2002. Il y avait dans l'assistance un lecteur en fauteuil roulant qui a semblé extrêmement étonné, après la fin du forum, que je trouve le temps de parler avec lui, que je m'accroupisse pour mieux l'entendre en raison du brouhaha ambiant. J'ai compris plus tard qu'il était si souvent victime de discriminations de la part des "valides", qu'il avait redouté de ma part soit une fin de non-recevoir, soit quelques mots de compassion et une esquive.

Et j'ai réalisé alors que mon comportement, qui était pour moi le plus naturel du monde - échanger avec un lecteur -, lui avait semblé, à lui, exceptionnel.

Puis Michel Robert, à qui est dédié ce livre, est devenu un ami. Et plus je le connaissais plus je prenais conscience de ce que sa condition de tétraplégique et d'homosexuel impliquait, des obstacles quotidiens qu'il rencontrait, aussi bien matériels que dus au regard des autres, à leur indifférence, voire à leur hostilité. Aussi, petit à petit, la nécessité s'est-elle imposée à moi qui, dans chacun de mes livres, ai toujours voulu, à l'image de Voltaire, "écrire pour agir", de créer un personnage handicapé qui montre, à travers une histoire policière, un suspense que j'espère haletant, un regard ironique sur notre monde politique, tout ce que ma rencontre avec Michel m'a appris, ce que je ne voyais pas auparavant et dont j'ai pris conscience depuis.

La deuxième source de ce livre est un fait divers auquel je me suis intéressé ces dernières années. Il s'agit de l'arrestation et du jugement d'un conservateur en chef de Bibliothèque nationale de France, chargé des manuscrits hébraïques, et qu'on a condamné parce qu'il aurait lui-même volé et vendu certains des manuscrits dont il avait la charge. Au fur et à mesure que je lisais ce qui paraissait sur cette affaire, j'ai eu l'intime conviction que cet homme était innocent. Je ne sais si cela est vrai, mais ce que je sais, après cette affaire comme après celle d'Outreau, c'est qu'on a la fâcheuse tendance, au soi-disant pays des Droits de l'homme, à emprisonner, souvent dans des conditions honteuses, avant d'avoir jugé et de condamner de plus en plus facilement, sans preuves matérielles, à des peines de plus en plus lourdes. Bref, je crois que la procédure judiciaire que nous semblons incapables de réformer, jointe au système de la détention provisoire plus ou moins généralisé, à la condamnation en vertu d'une intime conviction, à l'état scandaleux de nos prisons et à un pouvoir de plus en plus autoritaire et de plus en plus démagogique qui voit dans des lois de plus en plus répressives la solution à tous ses échecs, sont un véritable cancer d'une démocratie française très malade et qui prend chaque jour plus de retard sur les pays qui nous entourent que ce soit en matière de droits des homosexuels, dans le refus pathologique de notre Nomenklatura politique de légaliser la fumette, comme partout en Europe, ou de reconnaître aux individus le droit de mourir dignement quand ils le décident.

Une des deux intrigues qui s'entremêlent dans L'Or d'Alexandre tourne donc autour de l'accusation portée contre une conservatrice du Louvre d'être le cerveau d'un trafic de tableaux (le trafic d'œuvres d'art rapporte autant, aujourd'hui, au crime organisé que le trafic d'armes ou celui de la drogue) prêtés par le Louvre pour des expositions à l'étranger et dont a découvert que certains avaient réintégré les réserves sous la forme de faux.

Quant à la vieille histoire, elle est racontée par de nombreux historiens de l'Antiquité. En 279 avant notre ère, des Gaulois commandés par Brennus déferlent sur la Grèce. Ils sont repoussés du sanctuaire de Delphes, mais réussissent à s'emparer d'une partie de ses richesses. Les dieux maudissent alors ce butin qui porte malheur à quiconque le touche, les Gaulois le rapportent néanmoins jusqu'à Toulouse, où les Romains le volent à leur tour en 106... Il disparaît pendant son transfert à Rome et moi, j'imagine dans mon roman qu'il réapparaît de nos jours et est acheté par le Louvre. C'est à cause de cet Or offert par Alexandre le Grand à l'Athéna de Delphes que plusieurs meurtres étranges seront commis. Je n'en dirai pas plus, mais cette deuxième intrigue qui s'imbrique à la première me permet aussi de parler de l'actuelle dérive commerciale de musées pour lesquels produire des ressources propres, valoriser leur fonds comme d'autres des actifs financiers, bref faire du fric, devient bien plus important que d'assumer les missions que leur assignait la politique culturelle... au temps où la France en avait une !


2. Quelles étaient les difficultés rencontrées durant sa rédaction et comment avez vous fait pour surmonter ces obstacles ?

OD:
Il y a eu quelques difficultés techniques, concernant les problèmes de faux et d'authenticité des objets d'art que j'évoque, mais ayant travaillé au Louvre il y a quelques années, j'ai recouru à l'aide et à l'expertise d'amis qui travaillent dans le milieu de la peinture et au Centre de recherche et de restauration des musées de France. Je les ai interrogés avant pour savoir si l'histoire que j'avais bâtie tenait la route, puis je leur ai fait lire mon manuscrit et l'ai corrigé en fonction de leurs remarques.

Pour le reste, les difficultés sont celles que rencontre tout romancier pour construire et conduire une intrigue. En ce qui me concerne, je ne me mets à écrire qu'en sachant comment commence mon histoire, comment elle finit et quelle va être sa structure. Cette fois, l'évidence s'était imposée à moi, qu'elle devait être racontée par deux voix différentes, celles de mes deux "héros". Mais au fil de l'écriture, les personnages qu'on a construits acquièrent une telle densité, une telle logique interne, qu'ils refusent parfois de faire ou de dire, ce qu'on avait prévu qu'ils fassent ou disent ; il faut donc s'adapter à eux pour aboutir là où l'on veut arriver. Et puis il y a le travail de documentation: j'évoque dans L'Or d'Alexandre la spoliation des collections juives par les nazis pendant la dernière guerre mondiale, le régime oustachi en Croatie, le rôle du Vatican dans l'évasion des criminels de guerre ou les turpitudes financières de la papauté... tout cela, naturellement, a nécessité un travail méticuleux, mais de formation , je suis historien: j'aime cela !

En fait, la principale difficulté a consisté à faire de mon personnage handicapé un vrai personnage. Je ne voulais surtout pas être dans le registre de la compassion. Je voulais créer un personnage de chair et de sang, contradictoire, avec de l'humour et de la mauvaise foi, amoureux et rempli de doutes, parfois furieux contre son corps, le destin, les autres - avec raison ou injustement. Je voulais en faire à la fois un personnage profondément humain et "moteur" de mon roman. Je ne voulais pas en faire une copie de Michel Robert - ce qu'il n'est pas -, mais j'avais besoin de Michel pour le rendre crédible, pour donner des détails vrais, parfois crus (qui peuvent être violents ou choquants pour tel ou tel) de sa vie. Et Michel a accepté de répondre à toutes mes questions, les plus ingénues comme les plus intimes, les plus indiscrètes. Chaque fois que je me trouvais dans une situation qui me posait problème, je décrochais mon téléphone. Chaque fois il a répondu avec la plus grande sincérité ; jamais il ne s'est dérobé. Puis je lui ai donné mon manuscrit à lire. Jamais je n'ai été aussi angoissé dans l'attente d'un retour de lecture: j'avais perdu deux ans et demi de travail s'il me disait que mon personnage était raté. Il ne me l'a pas dit et, comme je l'ai écrit dans ma dédicace, sans son amitié, son courage et sa confiance, mon Or d'Alexandre n'existerait pas.

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lundi, août 06, 2007

Entretien avec Francois Tourane sur son dernier ouvrage "Vietnam Memoires vives"

Sur la photo de droite: François Tourane devant un restaurant viêtnamien de Genève.

Suite à mon billet sur "Vietnam Mémoires vives" (en abrégé dans le texte: VMV), François Tourane (en abrégé dans le texte: FT) m'a accordé un entretien. Interview réalisé pour le compte de Murmures Magazine.


Vous en aviez vaguement parlé dans VMV, mais pour les lecteurs de Murmures, pourriez-vous nous en dire davantage sur les raisons profondes qui vous ont poussé vers le Viêt-Nam ?

FT: C'est un pays qui dans l'imaginaire collectif des français représentent des tas de choses. D'abord la période coloniale, c'est un pays qui a été sous les feux de l'actualité quasiment pendant un siècle. On a des images, à la fois tragiques, principalement le fait des deux guerres, et des images d'Epinal qui sont d'un pays avec une douceur de vie, un climat agréable, des belles lumières, une cuisine excellente.

Dans mon imaginaire personnel j'ai eu un certain nombre de contacts avec des viêtnamiens, que ce soit familiaux ou amicaux qui ont fait que depuis longtemps je suis attiré par ce pays.

Ensuite je suis parti en Asie au début des années 90 pas spécialement vers le Viêt-Nam mais vers l'Asie pour réaliser une série de reportages. Cette expédition a été racontée au début de VMV. C'est un continent qui m'a fasciné, ce qui fait que j'y suis retourné pour vivre, en 93. Je suis d'abord installé au Cambodge. Depuis le Cambodge il était facile d'aller au Viêt-Nam, et j'y suis resté un an, en 95. C'est là où j'ai découvert le vrai Viêt-Nam.


C'est étonnant la mine de renseignements regorgée dans VMV. Comment avez-vous fait vous pour connaître autant de monde et d'informations au Viêt-Nam ?

FT: Déjà je dispose à la maison d'environ 70 livres sur le Viêt-Nam, ça aide un peu à documenter, et puis mon métier de journaliste me fait connaître pas mal de monde sur place, mon épouse et ma belle famille viêtnamienne aussi.

C'est vrai que c'est un pays où il est facile de rencontrer beaucoup de monde, où, si on sort des circuits touristiques, les gens sont très accueillants, toujours prêts à raconter leurs vies, ne se ferment pas quand on leur pose des questions. J'ai observé que chaque viêtnamien a une histoire particulière, fabuleuse et tragique à la fois, à raconter.

On peut revisiter par exemple ce petit paragraphe dans le livre concernant ce serveur que je rencontre dans un bar à Saigon, qui parle quelques mots de thaï. Par intimité, puisqu'on parle la même langue, je lui ai demandé pourquoi il parlait thaïlandais. Il se trouve que ce gars était l'un des derniers boat people. Il est parti dans les années 90 alors que la politique de Doi Moi avait déjà commencé. Il est arrivé en Indonésie. Après quelques années dans des camps de réfugiés il a travaillé pour des croisières où il y a beaucoup de thaïlandais, et il a commencé à parler thaïlandais.

Même un petit serveur dans un restaurant de Saigon peut avoir une histoire personnelle fabuleuse. Je n'ai pas eu à me forcer pour rencontrer des gens qui ont une histoire à raconter.


Quelles sont les raisons qui vous avaient poussées à vivre ainsi hors de France ? Maintenant que vous êtes à nouveau de retour, pourquoi cet aller-retour ?

FT: Ce qui m'a fait quitter la France dans les années 90 c'est l'envie de faire mon métier de journaliste de façon différente, l'envie de découvrir des pays et notamment une région du monde, l'Asie de Sud-Est, qui est depuis 15 ans en plein développement. C'est aussi l'idée de voir l'Europe de l'extérieur, ce qui permet de relativiser tous les problèmes qu'on a eu ici. Quand on vit, par exemple, dans un pays comme le Cambodge, on se rend compte que tous les problèmes qu'on connaît en Europe sont légers par rapport aux souffrances des cambodgiens.

Le Cambodge a été mon premier pays d'accueil, j'ai beaucoup aimé, j'aime toujours d'ailleurs. Le Viêt-Nam par contre c'est une connexion pas seulement familiale mais c'est un pays où les relations de cœur sont plus importantes que les relations familiales.

Dans VMV, vous utilisez des termes comme "système capitalo-communiste" ou "pays totalitaire communiste" pour désigner le gouvernement viêtnamien, ne craignez-vous pas des représailles à votre encontre ou à celle de votre belle famille ?

FT: Il faut distinguer effectivement le régime politique du peuple viêtnamien. Ce n'est pas la même chose. Le régime politique est assez féroce vis à vis des dissidents, notamment des dissidents politiques, des dissidents journalistes, qu'on appelle des cyberdissidents. C'est assez triste de voir ce qui leur arrive. Le pays est aujourd'hui dans une phase de développement telle que le gouvernement n'a pas besoin de réprimer ces gens pour se maintenir en place. Mais ils le font quand même, c'est ça qui est assez triste. Parce que ce sont des communistes, parce que c'est leur système de pensée qui n'admet pas qu'on puisse penser autrement et dire des choses qui ne sont pas en accord avec la doctrine du parti. C'est un peu dommage.

Ce sont des gens qui sont très fermés malgré l'aspect d'ouverture qu'ils veulent se donner. Pour avoir discuté avec des députés viêtnamiens ou des députés chinois, les députés viêtnamiens restent encore beaucoup plus obtus, beaucoup plus fermés que ce qu'on peut avoir au niveau des chinois, pourtant ces derniers sont encore communistes.

Des représailles contre moi, je m'en fiche un peu, des représailles contre ma belle famille je ne pense pas qu'ils aillent jusque là, parce que ce n'est pas la Corée du Nord. Et puis s'il y a des représailles ou s'ils interdisent le livre ce sera de la publicité. C'est aussi pour ça que j'ai écrit sous pseudonyme. François Tourane est le pseudonyme que j'ai utilisé pour écrire dans Le Point et je l'ai gardé pour avoir une certaine protection.

Les viêtnamiens représentent un peuple qui a de tous les temps lutté pour son indépendance. Comment, se fait-il, selon votre avis d'observateur européen, qu'ils ne se soient pas soulevés en masse contre ce régime totalitaire communiste ?

FT: Je pense que, et c'est une explication occidentale, car je ne suis pas un expert politique, pendant toute cette période d'après guerre le pays est dans un tel état que personne ne voulait plus se révolter. Et puis il y a eu cette attente 10 ou 15 ans après 1975 où on ne savait pas à quoi s'en tenir parce que le régime politique était encore très fort. Ensuite dans les années 90 les communistes se sont tellement améliorés que le gouvernement communiste a profité de cette maxime des romains "Donnez leur du pain et des jeux et tout ira bien.". Aujourd'hui, un jeune viêtnamien, s'il a la possibilité de faire des études, d'avoir la télévision à la maison avec le câble, l'ordinateur avec Internet et sa moto, il ne va pas aller faire la révolution. De nos jours il y a tellement d'améliorations visibles par rapport à la situation précédente qu'il n'y a pas de raisons de se révolter.

S'il y a quelque chose à rajouter pour les lectrices et lecteurs de Murmures, que leur auriez vous dit ?

FT: Je leur dirai d'aller au Viêt-Nam d'abord. C'est un pays où l'on découvre des tas de choses à tous les coins de rue. Et je leur dirai d'aller en voyageur indépendant, de se trouver des endroits sur la carte au hasard, d'aller les voir, d'aller dans des villages, sans guide forcément. On est toujours bien accueilli. C'est ça le vrai Viêt-Nam, le Viêt-Nam de la campagne.

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lundi, juillet 30, 2007

Vietnam, Memoires vives de Francois Tourane



FICHE
Titre: Vietnam, Mémoires vives
Auteur: Francois Tourane
Catégorie: Voyage
Editeur: Convergences
Nombre de pages: 264
ISBN: 978-2-84070-578-9




Parcours initiatique d'un français profondément attaché au Viêt-Nam, pour diverses raisons: d'abord par sa marraine, une métis viêtnamienne mais aussi par la diversité des personnages qu'il y a croisé et avec lesquels il entretient une intense amitié.

A part ce contexte émotionnel, l'auteur nous invite à découvrir le Viêt-Nam à travers ses pérégrinations: les viêtnamiens, leur culture, la réalité de leur vie quotidienne.

Par ce reportage, c'est également un témoignage sincère et émouvant d'un observateur étranger qui s'offre aux lecteurs.

Vous y découvrirez en autres des points de visite intéressants.

Ouvrage plus intéressant qu'un guide de voyage qui s'offre aux touristes.

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dimanche, juillet 22, 2007

Les 12 animaux totems de l'astrologie chamanique par Lucy Harmer

Aujourd'hui je vous présente un ouvrage que j'ai lu dans le cadre de mes chroniques pour le compte de "Murmures".

FICHE
Titre: Les 12 animaux totems de l'astrologie chamanique
Auteur: Lucy Harmer
Catégorie: Guide pratique
Editeur: Jouvence
Nombre de pages: 288
ISBN: 978-2-88353-574-9





Après une brève explication sur l'astrologie chamanique, l'auteure nous donne une classification selon cette astrologie des animaux correspondant à notre date et lieu de naissance, qui nous permet de savoir, selon chaque animal, des renseignements sur notre personnalité en général, puis sur la carrière, l'argent, la santé et l'amour.

Entre autres, nous avons des indications concernant la compatibilité d'un animal avec les autres.

Ouvrage intéressant et très complet que j'ai testé auprès de mes amis qui ont tous été impressionnés par la véridicité des informations.

Livre qu'on peut emmener en vacances ou s'en servir pour mieux connaitre la personnalité des membres de son entourage, que ce soit le bureau, la famille ou les amis. Lancelot pour le compte du Magazine Murmures.





BIOGRAPHIE

Lucy Harmer est maître de reïki. Après sa licence universitaire en philosophie, politique et économie a l'université d'East Anglia en Angleterre. Elle a sillonné le monde pendant près de trois ans. Elle a vécu à Singapour et à Bali où elle a étudié le Feng Shui, ainsi que les cérémonies de purification de l'espace, qu'elle pratique activement depuis dix ans.

Elle donne des consultations et anime des ateliers de feng Shui et de purification de l'espace, ainsi que des séminaires sur le dévelopement de la créativité, le reïki et le voyage chamanique.

BIBLIOGRAPHIE

- LA PURIFICATION DE L'ESPACE
- APPRIVOISEZ VOTRE ANIMAL TOTEM
- LES 12 ANIMAUX TOTEMS DE L'ASTROLOGIE CHAMANIQUE

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mercredi, décembre 27, 2006

Les 1001 demeures (théâtre)

Cet article a été rédigé dans le cadre de mes activités avec le magazine Murmures.

Les 1001 demeures est une adaptation du premier chef-d'œuvre romanesque de S. Corinna Bille (Théoda, 1944) et le texte intégral de "En forme de Véronique" de Suzi Pilet. Cette pièce, créée et interprétée par Monique Décosterd, est une mise en miroir de l'oeuvre de deux femmes qui se sont rencontrées et ont partagé des moments forts de leurs vies.

Par cette adaptation, Monique Décosterd a rendu hommage, à sa façon, à deux femmes, ses muses, qui ont marqué son parcours artistique et été pour elle une source d'inspiration intarissable.

La scénographie est hyper simple mais le talent chorégraphique de l'actrice et son mimique, ses gestes, ont fait parler les plus simples objets de tous les jours. Résultat: un effet enchanteresque inouï. Le public en est tout émerveillé.

En ce qui concerne l'ambiance, ce spectacle s'est déroulé dans un cadre familial. La petitesse des lieux crée un lien intime entre l'actrice et son public. Et c'est dans cette atmosphère chaleureuse que les spectateurs sont conviés, à la fin de la représentation, au cocktail en l'honneur de l'anniversaire de Suzi Pilet.

En 2007 Les Montreurs d'Images fêteront leurs trente ans. Une nouvelle pièce, Novecento de A. Barrico sera sortie sous leur chapiteau. Nous leur souhaitons beaucoup de succès pour ce nouveau projet.


Le Théâtre Les Montreurs d'Images
Dernière représentation: vendredi 26 janvier 2007
www.montreursdimages.ch

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dimanche, décembre 17, 2006

Rencontre avec Cedric Le Borgne, createur des Hommes Volants


Suite à mon billet sur "Les hommes volants", Cédric Le Borgne, papa de ces oeuvres s'était présenté dans les commentaires. J'ai répondu à son invitation. On s'est rencontré de visu au local des SIG, sur le Pont de la Machine, à Genève. Sur la photo de droite vous le voyez communiquer avec son "petit".


L: Pourrais tu te présenter ?

CLB: J'ai 34 ans. Je suis artiste, sculpteur essentiellement. Je considère mon travail comme un processus d'installation de l'art contemporain. J'utilise un paysage, un contexte existant pour faire un travail d'analyse du site puis de création des sculptures et d'une mise en scène en fonction de l'endroit.

Je suis présent ici, celà fait aussi partie de mes prestations. Pendant un mois et demi je vis une expérience de rencontre de voyage. Mon postulat est de rester un mois et demi à Genève autant que mes sculptures. Il n'est pas question d'aller à l'hôtel, je me fais héberger. Mon bureau au SIG consiste en un ordinateur avec connexion Internet et un téléphone. Ce matériel me permet de travailler sur les autres projets, gérer les contacts pendant l'expo et répondre à toutes les propositions.

Pourquoi je fais tout çà ? Parce que j'ai envie de faire des liens internationaux. Le lien entre les gens, entre les inconnus (pas les amis) c'est ce qui m'intéresse le plus. Les passants, en voyant ces hommes volants, ont quelque chose à partager avec le voisin.

Mes oeuvres sont un hommage à l'environnement, à l'espace qui nous entoure, à nous tous, à la vie, au projet humain, à la société.

L: Que représentent ces hommes volants ?
CLB: Notre esprit qui prend la route, une forme de liberté, de contemplation, d'harmonie, d'élévation avec l'espace.


L: Comment sont faites ces sculptures ?
CLB: De grillage à poules. Le fond sombre fait ressortir la lumière. Je n'utilise pas de moule. Il me faut 2 mois de travail par bonhomme. Je n'en vends que deux à ce jour, car le but ce n'est pas de faire des sculptures, mais de faire des installations.

L: Dans quel contexte est placée cette exposition ?
CLB: C'est dans le cadre du Festival Arbres et Lumières que j'ai contacté son Directeur artistique qui a été attiré par mes réalisations.

L: Du point de vue réalisation, et par rapport au projet du Pont neuf à Toulouse, qu'y-a-t-il de différence avec le pont de La Machine à Genève ?
CLB: A Genève j'en ai amené 12 Voyageurs. Deux sont créés spécialement pour l'occasion, dont l'Homme debout (sur le bâtiment du SIG) et un des hommes volants.
A Genève on a travaillé en plus en hauteur: un toit et un autre toit.

L: Au nom des lecteurs qui passent par ici, merci beaucoup d'avoir consacré ce petit moment avec moi, et bon succès pour cette expo.

PS : Cet article a été publié dans le Magazine Murmures pour lequel je collabore.

Durée du festival arbres et lumières à Genève:
du 1er décembre 2006 au 7 janvier 2007

Pour voir les Hommes volants et Cédric Le Borgne:
Au pont de la Machine, à Genève, juste à coté de ses petits, à la Cité du Temps, espace SIG, jusqu'au 15 janvier 2007.
lundi à vendredi 10h - 18h


Le site de l'artiste: http://www.cedricleborgne.com

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vendredi, décembre 15, 2006

La Renaissance italienne, peintres et poetes dans les collections genevoises

Dans le cadre de ma collaboration avec le Magazine Murmures, je me suis porté volontaire pour aller voir cette exposition à la Fondation Bodmer à Cologny (Genève). D'abord je suis reçu par le Directeur de la Fondation, ensuite le professeur Jeanneret et Noémie Etienne m'ont amené faire une petite visite. Très instructif.

Voici mon tableau préféré: "Tête de femme" de Frederico Barocci (1535-1612). Fusain, sanguine et pastels sur papier vergé, 256x218mm. Collection Jean Bonna, Genève. Je l'ai scanné dans le catalogue de l'expo pour le plaisir de vos yeux.


La Renaissance est une période de l'histoire largement connue, tant par les bouleversements politiques qu'elle a drainés que par l'explosion artistique, littéraire et scientifique qui l'a accompagnée. Elle s'est développée en Europe à partir du 16ème siècle, ayant comme origine la Renaissance italienne, dont le processus commence déjà au milieu du 13ème siècle.

C'est en hommage à cette période que la Fondation Bodmer a monté cette exposition, sous la direction de Michel Jeanneret et Mauro Natale, tous deux professeurs à l'Université de Genève. Située au 2ème sous-sol du Musée, dans l’espace dédié aux expositions temporaires, cette manifestation a lieu en marge de l’exposition permanente des œuvres majeures de la Collection.

Y sont présentés les exemplaires les plus rares des œuvres fondamentales de cette période, réunies pour l’occasion: Dante, Pétrarque, Boccace, Francesco Colonna, Pietro Bembo ou le Tasse, ainsi que plusieurs pièces autographes, dont une lettre manuscrite du fameux Machiavel. Au total une soixantaine d'œuvres, dont onze dessins et trois peintures, appartenant à des grandes collections genevoises privées: Jean Bonna, Jean-Paul Barbier-Mueller, Bibliothèque Publique et Universitaire.

Noémie Etienne, historienne de l'art, considère que "cette exposition ne veut pas seulement mettre en lumière les textes fondateurs: elle cherche aussi à donner une image de la richesse et de la multiplicité des liens existants entre les différents milieux humanistes".

Selon les organisateurs, cette manifestation accueille, à ce jour, en moyenne de 40 à 50 visiteurs par jour.

A moins que vous ne soyez connaisseur en la matière, une visite guidée avec des commentaires de professionnels vous procurera sans aucun doute un plaisir supplémentaire.

Site Internet
http://www.fondationbodmer.org

Durée de l'exposition
du 25 novembre au 1er avril 2007

Adresse:
Fondation Martin Bodmer
19 - 21 route du Guignard, 1223 Cologny

Horaires d'ouverture:
- du mardi au dimanche, de 14 h à 18 h (accès handicapés)
- fermé le lundi et les jours fériés
Visites guidées sur rendez-vous au 022 707 44 36
Entrée y compris le guide de l'exposition: Frs 15.- (tarif réduit Frs. 10.-)
Parking: La Forge au centre de Cologny
Bus A depuis Rive, arrêt Cologny-Temple; ou bus 33, depuis Rive, arrêt Croisée de Cologny

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jeudi, novembre 30, 2006

Hommes volants sur le pont de la Machine a Geneve

Petite ballade hier à midi sur le Pont de la Machine à Genève, sous une petite pluie.

On a tant parlé de ces hommes volants dans la presse. J'en ai pris quelques photos.

Vous voyez trois sur le toit et un qui va les rejoindre




Celui là fait un atterrissage en douceur sur le pont !

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dimanche, juin 04, 2006

Exposition à l'EMS Clair Bois

Samedi après midi je suis allé accrocher mes cinq tableaux pour une exposition collective qui va se dérouler à l'EMS (Etablissement Médico Social) Clairbois sis Vessy / Genève.

35 participants cette année avec environ 350 oeuvres (5 par artiste). Pour le concept de cette manifestation je vous réfère à un ancien article écrit dans le Magazine "Murmures".




Solitude (40x50)





Virginie Ledoyen (30x40)



Femme Touareg (40x50)



Manchots empereurs 1 (30x40)







L'autre monde (30x40)



Pour le reste de mes aquarelles, au cas où vous seriez intéressé, cliquez ici.



Pour celles et ceux qui habitent le long du lac Léman, venez nombreux.


Lieu de l'exposition:
Fondation Clair Bois
Chemin Henri-Baumgartner 5
1234 Vessy

Durée de l'exposition:
Du 5 au 30 juin 2005
ouverture de lundi au vendredi de 10h à 18h sans interruption
Entrée gratuite.

Vernissage
Jeudi 22.06.06 dès 17h00.

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